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Un égoïsme qui dure depuis que je suis né...et qu'on
ressort quand on n'a plus rien à dire...et
que l'on va ronronner dans les prêches de Noë!
sans rien faire !
Le même égoïsme qui font ...que l'on ne fait rien pour
les SDF
Il y a en France plus d'un millions de logements vacants, des lois non
appliquées
118 d'entre eux sont morts sur le trottoir devant votre porte cette année
depuis l'hivers 54 rien n'a changé... je dirais même que ça empire !
et pourquoi ne pas aller cette nuit dormir avec
eux...sur le trottoir...comme ça pour voir ?
un prince d'Angleterre a eu le courage...
on attend toujours le pape...ou un évêque ?
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Le même égoïsme qui nous font refuser les sans
papiers...
occident humaniste ? Europe pays d'accueil ???
c'est ça les racines chrétiennes ?
on n'hésite même plus à les chasser dans les pays en guerre qu'ils ont
fuit... pour avoir un avenir...
Une guerre que nous faisons ... par peur...
"pour assurer notre
petite sécurité douillette "
...et nos déplacements en cohortes qui épuisent la planète et font rire ceux que
l'on dit "sous développés" qui eux connaissent l'harmonie avec elle
Saccage, vol des matières premières , guerres impérialistes qui engendrent misères et souffrance...
et vous avez entendu les Eglises protester dans ce brouhaha ?
Vous les avez vu agir ?
Nenni
Pas même en Palestine ou à Gaza
au lieu de verser des larmes sur eux même?
leur enfance gâtée de petit n'enfant blanc
du Noêl qu'ils ont idéalisé et dans lequel ils s'enferment et se complaisent
comme le nourrisson dans ses besoins
l'occident ferait bien de remédier à ses dérives
et à cet égoïsme familial cucufiant !...Terrifiant de bêtise !... d'égoïsme et d'enfermement !
La triade chrétienne, constituée verticalement par l’amour divin, le distributeur universel (le Christ) et la masse des pécheurs, est remplacée par une autre triade : le capitalisme (placé en position divine), le promoteur universel (le père Noël) et la multitude de consommateurs. Le cadeau de Noël c’est de l’amour converti en marchandise. Le salut devient affaire d’industrie et l’amour, le pardon, des affaires d’argent. En achetant des cadeaux et en les offrant, les pécheurs se rachètent, sans attendre ni le bon vouloir d'un Christ, incertain, ni les rituels de l’Eglise, trop abscons. Leurs actes de rachat sont crédibles puisque l’amour, radicalement asymbolique, est attesté par les cadeaux qui satisfont le désir de réalité, la jouissance des preuves. (...)
Personnage merveilleux, le père Noël offre une
régression enfantine par procuration que les adultes ne sont pas fâchés
d’éprouver, d’autant qu’ils s’enorgueillissent de ne pas être dupes. Jouir, dans
les yeux des enfants trompés, de cet émerveillement, qui n’est dû qu’à une
manipulation, rassure les parents souvent harassés par le sérieux de leur rôle.
Le père Noël est l’occasion de souffler, de rire de la crédulité, drogué par
l’alibi de l’amour et de l’attendrissement de circonstance. Le père Noël c’est
le droit légitime de jouer à être un autre et de régresser. D’ailleurs, c’est
aussi un récit poétique (Clément Moore, 1820) assez transparent. Le père Noël
est un pénis qui pénètre la maison mère, dont la cheminée est le vagin, l’âtre
l’utérus, et les cadeaux les enfants engendrés. D’où un corps rebondi et
rougeaud, etc. Par là, s’explique le rapprochement avec la fête de la nativité.
D’autres signes (le grand-père, les grelots, les rennes) facilitent la
sublimation. (...)
Le père Noël s’immisce dans les familles et réifie les
relations affectives. Il éduque au conformisme, à l’obéissance calculatrice et à
l’hypocrisie. Il fut assisté par le père Fouettard, un acolyte punisseur des
enfants méchants, non conformes au désir parental. La composante sadique a
ensuite disparu : il ne faut pas souiller les sacro-saintes marchandises,
celles-là même que le père Noël forme les enfants à aimer puisqu’elles sont des
preuves d’amour. Maître de perversité, il leur inculque que la pléthore des
marchandises est le bonheur lui-même, palpable, plus réel que tout sentiment. Il
les entraîne à singer l’agent commercial, à faire le promoteur auprès des
parents, à devenir des relais du capitaliste, à interpréter les relations
humaines selon le code exclusif de l’intérêt égoïste. La fable des lutins, qui
travaillent par plaisir dans son usine à cadeaux, sans salaire ni charges
sociales, exprime le rêve secret de tout capitaliste.
La force du père Noël tient enfin à l’opportunité de se substituer au Christ
lui-même en faisant glisser la résurrection du côté des choses. La marchandise
industrielle est résurrectionnelle, remplacée par une autre, exactement
identique à la précédente. La résurrection des corps et des âmes, si
problématique dans le christianisme, est opérée quotidiennement dans l’ordre de
la marchandise. Comme la fongibilité n’atteint que les choses et non le
consommateur, un effet d’éternité est suscité, dont la jouissance articule
subtilement la négativité de la consommation et l’illusion de résurrection des
marchandises, c’est-à-dire de la permanence de son désir à travers leur
succession : une éternisation fictive de sa propre vie.....
Alors assez de nombrilisme, assez de gavages assez de roupillons !
OSEZ l'introspection, ,examinez votre conscience
!
cela ne vous culpabilisera pas ...car vous savez déjà...
et n'osez plus vous regarder en face
regarder votre lâcheté et vos aspirations
et vous reportez tout cela en une fuite aveugle sur vos
enfants...
qui ne sont pas à vous...mais à eux...et vous demandent autre-chose que ces
mièvreries et autres ronds de jambes !
ils vous demandent d'être des adultes généreux capables d'être des modèles pour un futur aux idéaux qui en valent la peine
déchirez vos coeurs , osez le partage ,osez la dépossession !
sortez de la bourgeoisie, des enfermements des familles qui sentent par trop le ragoût de mouton !
Rejetez la loi de la jungle du capitalisme
Remplissez vos poumons d'un autre air : celui de la générosité, de la fraternité et du respect de l'homme debout
faites fondre les graisses de l'accumulation de
la matérialité de la possession
du profit ! ...de l'usure...
déchaînez les forces de compréhension de créativité et de vérité qui sont en vous
osez le pardon :
osez l'orgasme du partage fraternel!
Alors Noël commencera a être pour vous
autre chose qu'un conte ou une fête
d'enfermement ou de régression mentale
pour ceux qui aimeraient revenir en enfance !
une enfance réinventée... car les
enfants ce n'est pas bête !
certainement plus intelligents souvent que les adultes :
http://www.youtube.com/watch?v=c-Tw_q1I8mQ
Voilà pourquoi nous, nous ne fêterons pas Noël !
Je termine avec ce très beau texte envoyée par une amie de l'ermitage à laquelle nous pensons très très fort cette nuit
Sœur Anne ne vois-tu rien venir?
Je vois des soldats couverts d’armes
Tous prêts à mourir et à tuer.
Partout je ne vois que des larmes
Le monde semble s’y habituer.
Je vois, plus violente que la peste
La haine couvrir l’horizon.
Les hommes se déchirent, se détestent ;
Frontières, mitrailleuses, prisons…
L’amour qui n’a plus rien à faire
Vient de nous quitter à son tour/
Sur terre, il était solitaire :
L’amour a besoin de l’amour.
Sœur Anne, ne vois-tu rien venir
Je vois des enfants sans leur mère,
Je vois des enfants
sans parents,
Et des paysans sans leurs terres,
Je vois des terres sans paysans
Je vois des grandes maisons vides
Et de grands vides dans les maisons,
Des gens au visage livide
Qui marchent sans chanter de chansons,
Des hommes qui essaient de sourire,
Des femmes au regard si peureux,
Des vieux qui ne savent plus rire,
Des jeunes qui sont déjà vieux.
Sœur Anne, ne vois-tu rien là-haut ?
Je vois une grande lumière
Qui semble venir de très loin
Je vois un enfant et sa mère.
.Mon Dieu, qu'ils sont loin...
Voici qu'ils approchent de
la terre
L'enfant a grandi, je le vois.
Il vient partager nos misères
Déjà il porte sa croix
Bientôt sa divine colère
Chassera les démons pour toujours
Bientôt reviendront sur la terre
La vie, la pitié et l'amour.
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